Leave Your Message
Quelles sont les lois et réglementations en France qui limitent les emballages et la vaisselle en plastique jetables ?
Nouvelles

Quelles sont les lois et réglementations en France qui limitent les emballages et la vaisselle en plastique jetables ?

11 octobre 2024

vaisselle

 

Dans le cadre de la loi anti-gaspillage de 2020, une loi historique en France, les emballages plastiques pour les oranges, les bananes, les carottes et de nombreux autres produits ont été interdits à partir de janvier 2022, et d'ici 2026, l'emballage des fruits et légumes dans du plastique sera totalement interdit.


Premièrement, la loi fixe un objectif national d'élimination du plastique à usage unique d'ici 2040. Deuxièmement, elle établit des objectifs intermédiaires pour aider le pays à atteindre cet objectif, notamment une réduction de 20 % de la quantité de plastique présente dans les emballages à usage unique d'ici 2025. Le ministère français de la Transition écologique recommande, entre autres stratégies, de privilégier d'autres matériaux et de réduire globalement les emballages. D'autres objectifs de réduction, en cours d'élaboration pour 2030, 2035 et 2040, contribueront à maintenir la dynamique nationale de cette démarche. Enfin, la loi comprend plusieurs mesures spécifiques de réduction des déchets plastiques, qui sont progressivement mises en œuvre dans les supermarchés et ailleurs.


L'une de ces mesures consiste à supprimer les étiquettes étiquetées en plastique non recyclable sur les fruits et légumes, encore très répandues aux États-Unis. En France, depuis janvier 2022, les étiquettes des produits frais doivent être fabriquées dans un matériau compostable comme le papier. Par ailleurs, les sachets de thé ne peuvent plus être en plastique, ce qui permettra de réduire les déchets et de protéger les consommateurs contre l'ingestion de microplastiques.


La loi s'attaque également au problème des déchets plastiques dans les restaurants, cafés, bars et autres établissements de restauration. Les restaurants d'une capacité d'au moins 20 couverts doivent fournir de la vaisselle réutilisable (bols, assiettes, tasses et couverts) à leurs clients. Ils doivent également informer ces derniers que l'eau potable est gratuite, afin de limiter leur consommation d'eau en bouteille. Enfin, les menus enfants ne pourront plus inclure de jouets en plastique, rarement recyclables et souvent enfouis dans les décharges.


La France a également trouvé des solutions pour réduire les déchets plastiques liés à la vente à emporter. Le polystyrène, plus communément appelé Styrofoam aux États-Unis, est souvent utilisé pour les emballages à usage unique, bien qu'il ne soit pas largement recyclable. La loi anti-gaspillage interdit ces emballages, ainsi que deux autres articles courants de la vente à emporter : les pailles et les couverts en plastique. Elle oblige les restaurants à privilégier les contenants réutilisables et les alternatives compostables comme le papier. Alice Elfassi, responsable des affaires juridiques chez Zéro Déchet France, a déclaré à Packaging Getaway qu'elle s'attend à ce que de nombreux restaurants optent pour des contenants en plastique rigide et assure que l'organisation sera vigilante quant au nombre de réutilisations de ces contenants. La loi interdit également aux cafés de proposer des gobelets en plastique, y compris les gobelets pour boissons chaudes souvent fabriqués en papier recouvert d'une fine couche de plastique. Puisque les cafés doivent se procurer une alternative compostable, probablement plus coûteuse, il est dans leur intérêt d'encourager leurs clients à apporter leur propre tasse réutilisable.


La France s'est également attaquée au problème des déchets plastiques en limitant deux de ses formes les plus courantes : les sacs et les bouteilles à usage unique. La distribution de sacs plastiques à usage unique aux consommateurs a été interdite en deux temps, en 2016 et 2017, mais certains commerçants ont continué à le faire. La loi anti-gaspillage renforce cette interdiction en prohibant l'importation et la fabrication de ces sacs. Elle impose également l'installation de fontaines à eau dans de nombreux lieux publics, notamment les écoles, les bibliothèques et les gares, ce qui devrait réduire la consommation d'eau en bouteille et encourager l'utilisation d'une gourde réutilisable.


La réduction des déchets plastiques va encore s'accentuer avec la mise en œuvre progressive de la loi. À compter du 1er janvier 2025, la vente de journaux et de magazines sous film plastique sera interdite. Aux États-Unis, ce film n'est pas recyclable en porte-à-porte et ne peut être recyclé que dans des installations spécialisées, ce qui augmente encore davantage les chances qu'il finisse en décharge, contrairement aux plastiques largement recyclables. De plus, les nouveaux lave-linge vendus à partir du 1er janvier 2025 devront être équipés d'un filtre anti-microplastiques afin de minimiser la quantité de particules de microplastiques ajoutées aux quelque 170 000 milliards déjà présentes dans nos océans.


La loi anti-déchets couvre un large éventail d'applications du plastique, mais nombre de ses mesures ont un point commun : la responsabilité des producteurs. Puisque les fabricants et les distributeurs de plastique ajoutent du plastique en excès à une multitude de produits, des fruits aux sachets de thé – et que les consommateurs ont souvent peu d'alternatives –, il incombe aux producteurs de gérer leur élimination et d'empêcher que les déchets plastiques n'encombrent nos rues et ne polluent nos océans. La France applique cette approche depuis des décennies, les emballages alimentaires et autres articles ménagers étant inclus dans son programme de responsabilité élargie des producteurs (REP) depuis 1992. Les résultats sont éloquents : de 1992 à 2020, le taux de recyclage des déchets d'emballages ménagers en France a presque quadruplé.



Quelle est la tendance du marché français concernant la vaisselle jetable biodégradable et compostable ?

La France utilise de plus en plus de vaisselle jetable biodégradable.

Pour respecter cet engagement administratif tout en se libérant d'une image de marque dégradée par la prise de conscience éco-responsable, les acteurs du secteur Vaisselle jetable Le marché se concentre désormais sur les produits biodégradables à plus forte valeur ajoutée, tels que le bambou, qui constitue aujourd'hui un marché en pleine expansion.

L'autre enjeu majeur du marché français de la vaisselle jetable reste le recyclage, dans le contexte de la valorisation des déchets et de la réduction de leur impact environnemental. C'est notamment le cas des gobelets en plastique car, selon l'Association Santé Environnement France (Asef), seulement 1 % des 4,73 milliards de gobelets en plastique jetés chaque année en France sont recyclés. Pour relever ces nouveaux défis, les acteurs du marché français de la vaisselle jetable s'engagent dans une course à l'innovation industrielle et commerciale, ainsi que dans une remise en question de leur chaîne de valeur, en prenant en charge une partie des coûts liés à l'augmentation des emballages dans les années à venir.